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Détermination
de la plus-value immobilière :
est déterminée par la différence
entre le prix de cession corrigé et
le prix d’acquisition corrigé, diminuée
d’un abattement de 10%
par année entière de détention
au-delà de la 5ème et d’un
abattement fixe de 1.000 euros.
Prix de cession
:
Il s’agit du prix
réel tel qu’il est stipulé dans l’Acte,
indépendamment de ses modalités de paiement.
Majoration du prix
de cession de toutes les charges et indemnités
normalement à
la charge du vendeur mais supportées par
l’acquéreur
(charges augmentatives du prix).
Diminution du prix
de cession :
La valeur du mobilier,
venant en déduction du prix de cession, est
prise en compte uniquement
si l’existence et la valeur vénale des
meubles au jour de la
cession sont justifiées (production de
factures, inventaire de commissaires-priseurs, inventaire notarié).
Les frais de cession,
s’ils sont supportés par le vendeur, il s’agit
exclusivement :
- des frais versés à un intermédiaire (agent
immobilier),
- des frais relatifs aux diagnostics obligatoires (plomb, amiante,
loi Carrez, termites),
- des honoraires versés au représentant accrédité,
- des frais de mainlevée hypothécaire grevant l’immeuble,
- de la T.V.A. acquittée par le vendeur à l’occasion
de la cession,
- des indemnités d’éviction versées au
locataire par le
propriétaire qui vend le bien loué libre d’occupation,
- des honoraires versés à un architecte à raison
des études de
travaux permettant d’obtenir un accord préalable
à un permis
de construire.
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Prix d’acquisition
ou valeur vénale :
- en cas d’acquisition à titre onéreux :
le prix effectivement acquitté par le cédant, tel
qu’il est stipulé
à
l’acte, ayant servi à la liquidation des droits de
mutation.
- En cas d’acquisition à titre gratuit :
la valeur retenue pour la détermination des droits de mutation
à
titre gratuit
Majoration du prix d’acquisition :
- des charges augmentatives du prix supportées par le vendeur
actuel
lors de l’acquisition,
- des frais afférents à l’acquisition du bien
:
+ en cas d’acquisition à titre gratuit, retenus uniquement
pour leur montant réel sur justificatif
+ en cas d’acquisition à titre onéreux, retenus
:
>
soit, forfaitairement à 7,50% du prix d’achat
>
soit, pour leur montant réel sur justificatif
- des dépenses de travaux évalués :
+ soit, forfaitairement à 15% du prix d’achat dès
lors qu’il
s’agît d’un immeuble bâti détenu
depuis plus de cinq ans
+ soit, pour leur montant réel et justifié :
>
sur production de factures d'entreprise (exclusion de la main
d'oeuvre personnelle du propriétaire).
La main d’œuvre salariée et l’achat de
matériaux par le
contribuable, même si l’installation est effectuée
par une
entreprise, sont exclus (sauf s’ils concernent des travaux
réalisés avant l’achèvement du bien)
> factures concernant des travaux de reconstruction,
d’agrandissement, d’amélioration. Les dépenses
d’entretien, de réparation et les dépenses
locatives sont exclues.
> factures dont le montant est justifié
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L ’abattement
pour délai de détention :
La plus-value brute (différence
entre le prix de cession corrigé et
le prix d’acquisition
corrigé) est réduite d’un abattement de
10% pour chaque
année entière de détention au-delà de
la
cinquième.
L’exonération
définitive est donc acquise après 15 années
entières
de détention.
L’abattement
fixe de 1.000 euros :
Après avoir déterminé
la plus-value imposable, un abattement fixe
de 1.000 euros est pratiqué.
Cet abattement s’applique
à la plus-value brute réalisée par
chaque indivisaire,
même s’ils appartiennent au même foyer fiscal.
Liquidation
des droits :
La plus-value nette imposable
est soumise au prélèvement de :
- 16% si le vendeur réside fiscalement dans un Etat de l’Union
Européenne, en Islande, en Norvège
- 1/3 dans les autres cas :
Les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement
social et
la contribution additionnelle au prélèvement social)
de 11%
sont applicables uniquement aux résidents fiscaux français
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Certains cas d'exonérations
* Exonération en faveur de l’habitation
en France des
non-résidents
Pour bénéficier de cette
exonération, le vendeur doit :
- être ressortissant
(critère de la nationalité) :
> d’un Etat de l’Union Européenne
>
d’Islande et de Norvège,
>
d’un Etat pouvant invoquer le bénéfice d’une
clause de
non-discrimination (voir liste des pays)
- avoir été
fiscalement domicilié en France, pendant au moins
deux années
consécutives, à un moment quelconque
antérieurement
à la cession,
- avoir la libre disposition
du bien depuis le 1er janvier de
l’année
précédant celle de la cession.
Attention
: cette exonération peut être utilisée une seule
fois à
compter du 1er janvier
2004.
* Exonération des biens :
- pour lesquels une déclaration
d’utilité publique a été prononcée
en vue d’une
expropriation
- échangés
dans le cadre d’opération de remembrement
- dont le prix de cession
est inférieur ou égal à 15.000 €
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